Mardi
J'ai dû aller au musée pour trouver de l'inspiration. C'était vraiment super, le STRAAT, le musée du street art d'Amsterdam. J'ai beaucoup aimé, il y avait plein de choses intéressantes dans un très grand espace. Je devais revenir au studio à 13h, mais finalement, ils m'ont dit de ne pas venir car il n'y avait personne et que je n'aurais rien à faire.
Ils m'ont suggéré d'aller au Concerto, un immense magasin de vinyles à Amsterdam. C'était vraiment génial, je suis rentrée et suis tombée sur une salle de CD, donc j'ai été un peu déçue, mais j'ai continué ma visite : il y avait une autre salle de vinyles, puis encore une autre, ensuite une autre, et après je ne sais plus, je n'ai pas compté. Ça s'étendait sur trois étages. Ce que j'aime bien, c'est de pouvoir prendre le temps de chercher des albums que j'aime, ou que je ne connais pas, et de les écouter sur les tourne-disques disponibles dans le magasin. Il y en avait des neufs, des d'occasion, des chers, des pas chers. J'en ai acheté cinq : un de Gene Vincent, un de Julien Clerc, un de Nicolas Peyrac, un de Serge Reggiani et un autre que je ne connaissais pas, qui s'appelle "Electric Blues". On peut dire que c'est vintage. Ils étaient tous très bon marché.
Mercredi
Mercredi, c'était une journée spéciale, enfin, encore plus spéciale que mardi. Je suis allée à Eindhoven pour la Dutch Design Week. C'est à 2h30 en train de Haarlem. Je suis partie vers 7h30 et suis arrivée vers 10h15. J'ai commencé par marcher pour rejoindre une des zones d'expositions et là, beaucoup de choses étaient regroupées à un endroit. J'ai vu des expos de collections d'objets design, des expos de lauréats d'une école, des ventes d'objets, du mobilier, des objets artistiques, des objets écologiques, des choses intéressantes sur l'intelligence artificielle et bien d'autres choses.
J'ai passé toute la journée là-bas et je voulais rentrer vers 18h30, mais les trains étaient supprimés. J'ai dû faire un détour par Rotterdam, ça a pris plus de temps que prévu, mais j'ai pu finalement retrouver mon camping.
Le reste de la semaine
On pourrait croire que je ne travaille pas, mais si, je travaille. Je raconte seulement ce qui est spécial, mais le reste, je travaille sur des identités visuelles, sur les weekly recap de LinkedIn, des animations, de la photo. Ça me plaît vraiment beaucoup de travailler ici, c'est très intéressant, je suis très bien intégrée et il n'y a pas beaucoup de stress.
L'anglais, je ne sais pas si je m'améliore, mais j'ai toujours mon french accent. Il est tenace. Je pense que d'être immergée dans l'anglais, ça permet vraiment de s'habituer et d'apprendre plus facilement. Après, je ne suis pas devenue extravertie, donc je ne parle toujours pas beaucoup, mais je ne crois pas que c'est à cause de l'anglais, ce serait pareil en français. J'ai quand même de la peine à discuter ou à m'intégrer dans les conversations à midi. C'est comme ça. C'est tout de même une expérience qui, je pense, va me donner plus de confiance pour la suite, et je suis très contente. Le camping aussi, c'est une aventure. L'impro aussi. Enfin, le tout en entier : le vélo, la pluie, tout ça. Des fois, je me dis que c'est quand même incroyable d'être ici. Il faut aussi se préparer à repartir, car je suis déjà à la moitié. Ce sera très triste de partir. Mais normalement, je repars pour d'autres aventures, alors il faut se réjouir et ne pas trop s'inquiéter.